A cape town, en Afrique du Sud, les participants aux assises du 32 ème forum investing in African mining indaba ont été conviés à un panel riche sur les opportunités minières pour l’Afrique dans un monde instable. Un cadre d’échanges donnant voix à des réflexions plus approfondies sur l’avenir des ressources africaines. Des défis majeurs ressortent des échanges qui ont tendance à ruiner le secteur minier notamment les droits de douane, les restrictions à l’immigration, à la réduction des financements au développement et à la montée du nationalisme pourtant l’Afrique est mieux placée pour tirer profit de ses riches ressources en minéraux critiques dans la nouvelle ère des ressources. La géopolitique étant facteur clé, il va de soi que l’Afrique doit saisir ces opportunités en parvenant à la gouvernance efficace et à l’intégration régionale nécessaires.
L’Afrique est-elle gagnante dans le contexte géopolitique actuel ? Cette question était au centre du débat animé par Rohitesh Dhawan, Président et Directeur Général du conseil international des mines et des métaux.
Des avis divergent.
« l’Afrique aspire à être gagnante, mais en réalité le continent est plus vulnérable qu’un certain PDG à un concert de Coldplay » ironise Ronack Gopaldas, Directeur de signal risk et chercheur invité à la London school of economics.
A lui d’ajouter avec humour que le monde entrait à nouveau dans une ère de politique de puissance où l’influence ainsi que la puissance économique et militaire seraient primordial.
De son côté, Mpumi Zikalala, PDG de Kumba iron ore, positive le débat. Les réalités sont indéniables. L’Afrique possédait les ressources que le monde convoitait.
« Nous avons environ 40% des réserves mondiales prouvées des minéraux critiques sous nos pieds. C’est indéniable. Le monde entier se presse à notre porte et nous devons simplement négocier des accords qui nous conviennent » a-t-il martelé.
Abordant ce débat sous forme de la gouvernance, Gracelin Baskaran, Directrice de la sécurité des minéraux critiques au centre d’études stratégiques et internationales a relativisé le point de vue de Zikalala.
« Les trois G doivent être réunis », estime-t-elle. Il ne s’agit pas seulement des conditions géopolitiques ou des ressources géologiques. Il faut une gouvernance efficace.
Poursuivant sa réflexion, Gracelin a mentionné de nombreux territoires africains qui ont connu moins de projets d’exploration mondiaux en raison de problèmes tels que le nationalisme des ressources, la double imposition et la perception d’instabilité.
« Tout le monde parle de valorisation locale, mais tous les pays ne peuvent pas construire une raffinerie. Il est plus logique de construire une raffinerie pour desservir une région plus vaste. L’harmonisation des politiques rend cela possible et l’Afrique doit y travailler. » A-t-elle conclu.
L’Afrique peut être gagnante » a concédé Baskaran avec sourire, à condition que nous établissions une cohérence politique.
Ces échanges aussi riches que percutants ont mis en lumière les défis liés au développement du secteur des mines sur le continent.
Ce forum se poursuit jusqu’au jeudi 12 février, la République démocratique du Congo attendue au troisième jour de ce forum, mining Indaba 2026 pour DRC breakfast.
Moïse KALULWA
