« S’il y a des gens qui se taisent, ils ne peuvent pas compter sur notre silence », a lâché Justin Kiela Ngoie à Lubumbashi devant les professionnels des médias.
Dans un climat politique crispé que traverse la République Démocratique du Congo, la prise de parole du Président National du Parti politique Vent d’Avenir lundi 09 février s’inscrit au-delà d’une mise au point.
Du deal minier en RDC, au dialogue inclusif qui pour lui, doit se dérouler au pays et entre Congolais, cernant aussi la crise de la légalité dans le Haut-Katanga, Maitre Justin Kela maintient qu’il voit un lien possible entre la dérive qui ronge la RDC et l’attitude de culpabilité qu’observent les acteurs politiques.
Le deal minier qu’il considère de « Deal politique » impliquant aussi KiCO, Justin Kiela a dans son point de presse attiré l’attention d’Ivanhoe du fait que les ressources minières de Kipushi doivent profiter à la population locale sur tous les plans, que ce soit au niveau de l’éducation où rebondissant d’un ton ferme sur les désires de Monseigneur Tshibangu Tshishiku, il appelle de ses vœux la construction d’une université à Kipushi, aussi bien au niveau de l’emploi qui réduirait sensiblement le taux de chômage à Kipushi.
De même, préoccupé par le silence flagrant du Gouvernement Central au sujet de la crise institutionnelle qui secoue la Province du Haut-Katanga, Justin Kiela tire la sonnette d’alarme et réclame l’organisation de l’élection des Gouverneurs conformément aux dispositions de la Constitution « Notre Province n’est pas un berceau de l’illégalité. Il faut que les choses rentrent dans l’ordre », a-t-il martelé.
Le Haut-Katanga est depuis six mois maintenant sans Gouverneur, un nombre de jours qui inquiète et le conforte dans sa démarche de porter plainte s’il le faut contre le Bureau de l’Assemblée Provinciale, ou le Ministre National de l’intérieur, voire saisir directement le Président de la République en vue du retour de l’ordre dans le Haut-Katanga.
Arsène Baba Kitoko
